A la veille du lancement de l’enquête publique relative au projet de construction d’une liaison ferroviaire directe CDG Express entre la gare de l’Est et l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, et avant de revenir sur les grandes étapes du débat public dont a fait l’objet le projet CDG Express,  intéressons-nous à la présentation du projet lui-même.

CDG Express, objectif 2024

Prévu pour fin 2023 dans la perspective de la candidature pour les Jeux Olympiques de 2024, la desserte ferroviaire CDG Express a pour objectif de relier la gare de l’Est et le Terminal 2 de l’aéroport Charles-de-Gaulle en 20 minutes. D’une longueur de 32 km, son tracé quitte la gare de l’Est pour rejoindre les 22 km de voies directes aujourd’hui empruntées essentiellement  par la ligne K et le TER Picardie puis se débranche au niveau de Mitry-Mory afin de rejoindre l’aéroport sur une voie nouvelle de 8 km. Le prix du billet sera défini par l’exploitant sur la base d’une grille tarifaire complète. Fiable, rapide, confortable et connecté

Dans un contexte marqué par des prévisions de croissance du trafic aérien mondial, une saturation du réseau routier (le projet pourrait capter 15 % des déplacements actuels depuis et vers l’aéroport) et le caractère peu adapté du RERB au transport de passagers aériens,  avec CDG Express, le Groupe ADP  offrirait à ses clients passagers une desserte d’un haut niveau de service adaptée aux exigences des voyageurs aériens.

Une info vol sera disponible pour les passagers en continu sur l’ensemble du parcours : dès la gare de l’Est, sur le quai du CDG Express et à l’intérieur.

Le projet, depuis longtemps initié, est aujourd’hui devenu réalité Au cours de l’année 2017, le projet CDG Express a franchi nombre d’étapes déterminantes permettant notamment de poser les bases d’un modèle économique pour la future liaison ferroviaire entre Paris et son aéroport nord francilien : la signature de la nouvelle déclaration d’intérêt public en mars 2017 suivi en juin de l’avis favorable de la Commission européenne au schéma de financement envisagé.

Définition du cadre économique

Ce cadre constitue la trame du futur contrat de concession qui doit lier l’Etat au gestionnaire de l’infrastructure. Décembre enfin, les trois partenaires détenant chacun un 1/3 du capital, constituent un consortium chargé de la construction du CDG Express : Groupe ADP, SNCF Réseau, et Caisse des Dépôts.

Pour mener à bien le chantier, dont le coût est estimé à 2,1 Md€, les trois actionnaires de la société de projet vont doter le futur exploitant de la ligne de 0,4Md€ de fonds propres apportés à parts égales, complétés à hauteur de 1,7Md€ par un prêt de l’Etat.

Côté travaux, le premier coup de pioche devrait être donné début 2019 pour une mise en service fin 2023 : la réalisation de l’infrastructure est un élément clé dans la candidature de Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2024.

CDG Express, multiples bénéfices à la clé

Mais l’intérêt de la future infrastructure va bien au-delà de cette échéance “olympique”. Ainsi grâce au report des passagers aériens vers le CDG Express, le RERB pourra retrouver sa fonction première de transport du quotidien. Par ailleurs la société de projet va investir 150 M€ pour la robustesse opérationnelle du RERB. Enfin, le CDG Express vise également à favoriser le report modal pour décongestionner les axes routiers entre Paris et l’aéroport et proposer une offre de transport plus propre, multimodale et diversifiée.

La réalisation du CDG Express est indispensable pour ne pas brider l’attractivité et la croissance de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Le projet aura en particulier un impact positif en termes de retombées économiques et sociales en région Ile-de-France avec la création de 2400 emplois directs en phase de construction et 300 en phase d’exploitation.

Un grand chantier responsable développé dans la concertation

Pour autant, afin de limiter au maximum l’impact sur les riverains et sur les usagers des lignes en exploitation, une concertation est menée aujourd’hui avec SNCF Réseau, Ile-de-France Mobilités, Transilien et la RATP. Le projet prend en compte notamment la gestion sélective des déchets du chantier, la limitation des poussières, des nuisances sonores, etc.

Un projet d’envergure donc qui avancera de concert avec une concertation étroite entre Groupe ADP et SNCF Réseau et les parties prenantes que sont les habitants, les élus de région, des départements, et des communes concernées.

Enfin, dernier volet (public) de cette concertation, le lancement cet automne – du 21 octobre au 21 novembre 2018 – d’une nouvelle enquête publique où riverains et parties prenantes pourront exprimer leurs préoccupations sur les impacts environnementaux du chantier.
Découvrez ICI le projet CDG Express