Le Ministère de l’intérieur a donné son go pour l’expérimentation PARAFE par reconnaissance faciale : l’IFU (Inspection Filtrage Unique) des terminaux 2E et 2F  a accueilli ses premiers passagers en correspondance le lundi 16 avril dernier. Des passagers éligibles au système PARAFE ont pu, dès lors qu’ils sont  âgés de plus de 18 ans, titulaires d’un passeport biométrique et originaires d’un pays européen ou d’Islande, du Lichtenstein, de Norvège et Suisse, utiliser les sas de dernière génération entrés tout nouvellement en fonction à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.

Les enjeux de l’introduction de la reconnaissance faciale

  • Optimiser la gestion des flux passagers aux frontières
  • Augmenter le nombre de passagers éligibles au système PARAFE
    (biométrie ne nécessitant plus d’inscription/enrôlement préalable à PARAFE)
  • Optimiser les ressources humaines aux frontières
    (1 superviseur pour une série de sas)

Calendrier de déploiement des SAS PARAFE nouvelle version.

Dès le 1er juin, en cas d’expérimentation probante des SAS à reconnaissance faciale GEMALTO, 42 SAS devraient être ouverts sur l’ensemble des deux plateformes parisiennes (d’ici le 19 juin) selon la répartition suivante : 27 SAS sur six sites à Paris-Charles de Gaulle et 15 SAS sur trois sites à Paris-Orly.

“Dès la nouvelle autorisation obtenue, notre prestataire Gémalto devra faire le tour de tous les sites afin de “rétro-fiter” les sas déjà installés pour les basculer de mode “empreintes digitales” à mode “reconnaissance faciale” Damien Blaise, Chef de projet PARAFE 2&3

Un chiffre

Entre 3 et 5% des passagers titulaires de passeports français biométriques sont éligibles au contrôle par empreintes digitales contre 30 à 40% des passagers titulaires de passeports européens biométriques pour la reconnaissance faciale, selon des chiffres de la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAIVI).

Des systèmes de reconnaissance faciale différents selon les aéroports

A Londres, par exemple, le système est beaucoup plus simple. Aucune demande de confinement des passagers  suspects n’ayant été imposée par l’Autorité, les sas comportent une seule porte au lieu de deux à Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly. L’exigence des pouvoirs publics sur le système en France, du fait du contexte sécuritaire actuel, est maximale.