Les sans-abris sont une réalité à Paris-Charles de Gaulle et un problème avant tout humain qui s’accompagne également d’un questionnement autour de la sécurité et de l’hygiène dans un aéroport international. Dans le cadre de sa responsabilité sociétale, le Groupe ADP a choisi la voie d’un partenariat avec la Croix Rouge, dans lequel il s’engage financièrement à aider à la réinsertion des SDF, et à leur trouver une solution d’hébergement d’urgence.

Le traitement social des SDF

    • Le nombre de SDF permanents à Paris-CDG : 93 (déc 2017) (87 personnes en moyenne sur 2017)
    • Le budget alloué par le Groupe ADP à la Croix Rouge pour l’aide aux SDF : 480 000 € (2017)
    • La Croix Rouge travaille en étroite collaboration avec le SMU ADP, la DPAF et les aumôniers de Paris-CDG.
    • 4 “sorties” en décembre 2017 – ou personnes non revues après traitement in situ – annoncées par la Croix Rouge et ordonnées comme suit :
  • 2 hébergements pérennes
  • 1 hospitalisation
  • 1 sortie ( vs 21 sorties en 2017)

Professionnels de l’humanitaire

Pour traiter cette problématique, le Groupe ADP a choisi d’agir en faisant appel à des professionnels de l’humanitaire et de la gestion des situations d’urgence. La Croix Rouge a été retenue (association Emmaüs avant elle) car elle répondait le mieux aux besoins de la population SDF de Paris-CDG.

L’aéroport, avec ses 1 700 policiers mobilisés vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et ses 5 800 caméras de surveillance est un lieu sûr. Un endroit où l’on peut se faire oublier aussi.

Les maraudes Croix Rouge interviennent dans ce contexte pour repérer les nouveaux installés, les prendre en charge, les écouter et leur proposer des solutions de réinsertion et d’hébergement d’urgence adaptées.

“Notre aide va du simple rendez-vous chez le coiffeur à la constitution d’un dossier en vue d’une admission en centre d’hébergement”, un intervenant Croix Rouge

Plusieurs populations spécifiques de SDF

Dans la masse des millions de passagers qui transitent chaque année à l’aéroport, le petit monde des SDF se fond dans l’effervescence aéroportuaire. Seuls les “Diogène”, du nom du “philosophe clochard” de l’Antiquité, attirent le regard des voyageurs. Leur pathologie se caractérise, entre autres symptômes, par le besoin d’accumuler les objets.

“Parmi les différentes catégories de SDF vivants sur la plateforme, les “Diogène” est celle qui vit in situ et se constitue de voyageurs pathologiques qui s’installent à l’aéroport pour plusieurs mois et ne veulent plus en bouger. Avant tout premier diagnostic, il est primordial de rentrer en contact avec eux pour instituer le dialogue social au plus vite“. Philippe Bargain, Chef du Service Médical SMU